Langues de morue en petite friture: succes story ches les moins de 3 ans!


Je les ai remarquées au marché, un gros contenant plein de… de ça!

Pour ceux qui me connaissent, vous savez d’avance que je n’ai même pas tenté de résister à l’appel de l’aliment weerd, de l’expérience culinaire, de la tentative d’aller trop loin: pour certaines ce sont les sacoches, pour moi, ce sont les aliments hors norme dans notre petite Amérique du Nord proprette. J’étais avec Arielle, ma nièce de 2 1/2 ans. Je lui ai dit que c’était des langues de morue, elle n’a pas réagit. Je lui ai répété en lui disant que c’était des langues de poisson, elle s’est mise à rire en me répondant “beeeeen noooooon!” comme si je ne savais pas de quoi je parlais et que j’étais un peu demeurée.
Vers 6h, j’ai commencé à cuisiner les dites langues, d’une façon fort classique pour une première (en fait, je me rend compte que je ne fais jamais de friture sauf quand je test des aliments dont la texture me fait un peu peur… voyez ici): frites, dans une panure à l’anglaise. Je ne fais jamais de grande friture, je déteste ça, je fais plutôt simplement mettre un peu d’huile dans le fond de ma poêle, même pas assez pour recouvrir le fond. Ça me donne un peu l’impression que c’est moins frit. C’est con, je sais…
Donc, Arielle, qui partait bientôt souper chez elle, me rodait autour, en véritable vautour qu’elle peut être quand elle est intéressée par quelque chose. À toutes les 5 secondes, elle me demandait “c’est cuit?”. J’en ai conclu qu’elle voulait goûter et l’ai invitée à souper, persuadée que les langues ne passeraient jamais le seuil de son palet.



Et bien, croyez-le ou non (photos à l’appui!), elle a adoré cela, encore plus que moi, qui n’arrivait pas tout à fait à m’enlever de la tête que je mangeais les langues coupées de dizaines de poissons. Par contre, mademoiselle n’a JAMAIS admis qu’il s’agissait de langues de poissons, elle a tenu à nommer cela “du poulet” jusqu’à la toute fin. Je ne veux surtout pas insulter son expérience culinaire de 2 1/2 ans d’existence, mais non, ça n’a rien à voir avec du poulet. La texture et le goût se trouvent entre de la morue (étonnant!!!) et de la pétoncle, mais en plus moelleux. Ainsi, c’est délicieux, mais il faut juste oublier ce que c’est. J’ai servi avec une petite sauce tartare minute faite de mayonnaise, de jus de citron et de relish maison à la courgette. J’ai trouvé les langues fraîches chez Atkins, au marché Jean-Talon à Montréal. C’était la première fois qu’ils en avaient à ma connaissance, ce n’est pas un produit souvent disponible, alors pour les amateurs, dépêchez vous!
Petite friture de langues de morue fraîches
Langues de morues fraîchesLaitFarine1 oeuf battu assaisonné de sel et de poivre du moulinChapelureHuile (moi, de canola)
Tremper les langues dans le lait, puis rouler dans la farine. Assaisonner l’oeuf battu de sel et de poivre, puis y tremper les langues. Bien les humecter, puis les rouler dans la chapelure. Faire frire immédiatement dans une poêle où vous aurez chauffé juste assez d’huile pour couvrir le fond. Quand elles sont bien dorées sans être brûlées, les tourner et terminer la cuisson. Déposer sur un papier absorbant avant de servir, avec des quartiers de citron et une petite sauce tartare maison.